La profession

Le patrimoine culturel peut avoir différents statuts : collections publiques ou privées, monuments historiques ou patrimoine archéologique.

Le rôle fondamental du conservateur-restaurateur est de préserver, conserver et restaurer les biens culturels. Le conservateur-restaurateur contribue à la compréhension des biens culturels dans le respect de leur signification et de leur intégrité physique. La conservation-restauration doit être définie comme toute intervention directe ou indirecte sur un objet ou un monument pratiquée pour sauvegarder son intégrité matérielle et garantir le respect de sa signification culturelle, historique, esthétique et artistique.

La profession de conservateur-restaurateur s'est considérablement transformée. De la réparation des œuvres d'art, jadis confiée aux artistes et aux artisans, la conservation-restauration a évolué vers une profession spécialisée basée sur une démarche scientifique : examens méthodiques, diagnostic et documentation.

Cette méthodologie met en application de réels objectifs de préservation, de conservation et de restauration pour empêcher l'altération des œuvres d'art, la retarder ou y porter remède. La conservation-restauration doit impliquer un processus, dont les différentes étapes sont :

1. initiative d'un projet de conservation-restauration 
2. examen préliminaire, diagnostic et décision de l'intervention 
3. formulation et approbation du projet 
4. intervention de conservation-restauration 
5. contrôle continu et évaluation des interventions 
6. documentation 
7. entretien et conservation préventive

Tout comme la profession du conservateur-restaurateur, l'attitude envers l'œuvre altérée et son traitement s'est également modifiée : actuellement, une intervention minimale sur la matière originale est privilégiée. La formation du conservateur-restaurateur est à présent rigoureuse. De niveau universitaire ou équivalent, elle présente un équilibre entre la théorie et l'expérience pratique et répond aux règles déontologiques de la profession.